Vidéo

Entre leurs mains

Ce film de Céline Darmayan parle de l’accouchement à domicile et du travail des sages-femmes dans l’accompagnement à la naissance. Il éclaire d’un regard nouveau la pratique encore trop méconnue de l’accouchement à domicile.

Que nous soyons favorables ou non à celle-ci, intéressés par les problématiques d’un accouchement naturel ou non, ce film est d’utilité publique car il met sous les projecteurs une profession dont nous savons bien peu de choses finalement. Nous y côtoyons le combat des sages-femmes pour défendre l’accouchement à domicile, en péril à l’heure actuelle. En effet, les sages-femmes se voient obligées depuis plusieurs mois par le Conseil de l’Ordre de souscrire à une assurance pour les accouchements à domicile, assurance équivalente à leur salaire annuel, qu’elles ne peuvent donc pas payer. L’accouchement à domicile n’est donc pas interdit à l’heure actuelle en France, mais est impraticable légalement parlant. Les sages-femmes qui accompagneraient l’AAD sans assurance seraient passibles de radiation et d’une amende de 45 000€. L’hypocrisie ambiante autour de ce problème est donc bien réelle. Mais Entre leurs mains ne parle pas seulement de l’accouchement à domicile, mais surtout de la liberté offerte aux femmes d’accoucher de la façon dont elles le souhaitent (à domicile, ou bien en structure hospitalière). Cette liberté mérite d’être entendue et respectée.

Dans le film, on suit quatre sages-femmes, Muriel, Jacqueline, Sidonie et Cécile, qui accompagnent de leurs conseils et de leurs bienveillance des femmes, des couples qui ont choisi d’accoucher à leur domicile. Nous sommes témoins des liens qui se créent entre sage-femmes et patientes, de la confiance qui s’instaure, de l’écoute très humaine dont font preuve les maïeuticiennes, de l’accompagnement prévenant qu’elles proposent. Et nous pouvons comprendre aisément à travers ce tableau, les revendications des sages-femmes face à l’AAD, mais aussi celles concernant la reconnaissance de leur métier et l’obtention d’un statut semblable à celui des médecins (à l’heure actuelle, elles sont considérées comme des « paramédicales »). En grève depuis le 16 octobre, elles demandent à être considérées comme « praticien de premier recours » lors de la grossesse et du suivi gynécologique, mettant en avant leurs 5 années d’études, à juste titre.

Entre leurs mains a été diffusé sur Public Sénat à plusieurs reprises, en version courte, sur lequel il est visionnable en replay. Il existe une version longue, diffusée dans différents cinémas, en Suisse et dans toute la France. Pour connaître les passages dans votre région, rendez-vous ici. N’hésitez pas à aller voir ce film, et à diffuser l’information autour de vous. C’est un très beau film, plein d’émotions et de justesse, qui mérite qu’on fasse parler de lui à bien des niveaux.

Et si vous êtes encore sceptique, jetez un coup d’oeil à la bande-annonce pour achever de vous convaincre :

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